Eco-lotissement de l’Aubarède : à l’ouest rien de nouveau !

La Ville du Cannet, sur un terrain lui appartenant, a décidé de conduire un projet innovant d’éco-lotissement. Celui-ci consistait à bâtir 12 villas modèles, agrémentées d’une piscine, pour inscrire la Municipalité au panthéon du développement durable.

L’aménageur a été choisi et, avant même que la vente ne soit réalisée et le permis de construire accordé, le promoteur a démoli une ancienne crèche, abattu des arbres de grande hauteur et déplacé des tonnes de terre et de gravats. La promotion est allée bon train : les douze villas ayant presque toutes trouvé acquéreur.

Par ailleurs, la Ville, avec 6,99 % de logement sociaux (au lieu des 20% imposés par la Loi SRU), a été déclarée en état de carence. Le Préfet des Alpes-Maritimes a donc décidé d’user de son droit de préemption sur ce terrain, pour contraindre notre cité, via la SA LOGIREM, à édifier un certain nombre de logements pour actifs.

Madame le Maire, peu loquace, mais avec un air triomphant, a ensuite laissé supposer que le Préfet aurait changé d’avis, se serait rangé à ses arguments, bref aurait renoncé à user de son droit de préemption.

La vérité est toute autre. Pour faire la lumière sur cette affaire, j’ai interpellé Madame TABAROT au Conseil Municipal du 9 août dernier. Elle n’a pas daigné répondre à un élu d’opposition. J’ai donc saisi le Préfet pour connaître sa position. Sa réponse est éloquente : « Toutefois, je vous informe que la préemption engagée par la SA LOGIREM, à ma demande, n’a pu être poursuivie, du fait du retrait de la déclaration d’intention d’aliéner (DIA) par la collectivité, le 20 décembre 2012. En conséquence, il y a lieu de considérer qu’à ce jour, la commune a renoncé à son projet de vente à la société REALIMMO, acquéreur désigné dudit bien. ».

Autrement dit, voila un promoteur, devenu mécène, qui a effectué, gracieusement a priori, d’importants travaux sur une parcelle, propriété de la Ville, avec ou sans permis de démolir ou d’aménager (aucun affichage sur le terrain) et alors même que son projet n’a pas vu le jour. Cette situation de blocage dure depuis près d’un an, sans que la moindre information n’ait été communiquée par la Ville sur ce véritable fiasco qui fait d’un espace boisé de 10.000 m2, un terrain vague ouvert aux dépôts de déchets de toutes sortes et, peut être un jour, envahi par les gens du voyage à la recherche d’un terrain d’accueil.

Laurent TOULET
Conseiller Municipal
Liste « Le Cannet-Rocheville pour tous »

Extrait du Conseil Municipal du 09 août 2013

Courrier adressé à la Préfecture en date du 14 août 2013

Réponse de la Préfecture en date du 16 octobre 2013