Archives pour la catégorie Campagne 2008

Lettre ouverte aux fonctionnaires et contractuels de la Mairie du Cannet

J’ai alors pu apprécier votre dévouement au service des administrés et mesurer votre investissement pour améliorer la vie quotidienne des Cannetans et Rochevillois. Grâce à votre mobilisation de chaque instant, nous avions réussi à rendre notre Cité plus solidaire.Que de souvenirs et d’anecdotes me reviennent en mémoire lorsque je passe devant l’Hôtel de Ville. Comme vous, j’aspire à renouer avec la convivialité d’antan où le personnel communal était une grande famille, où chacun pouvait aller frapper à la porte du Maire, à tout moment, pour exposer une difficulté, solliciter une aide.Les temps ont bien changé, mais ils peuvent revenir, si nous le voulons vraiment.J’ai l’ambition de rompre avec les méthodes que vous supportez de plus en plus difficilement, de vous redonner la parole, de libérer vos énergies et vos initiatives, de vous rendre votre dignité. Je respecte les opinions de chacune et de chacun d’entre vous. Je connais les contraintes qui pèsent sur vous.Aussi, je tenais personnellement à vous faire savoir que la campagne difficile dans laquelle je me suis résolument engagé, je la menais, aussi, pour vous.Si les administrés, les 9 et le 16 mars prochains m’accordent leur confiance, je serai un Maire à votre écoute, disponible et ouvert. Je suis convaincu que nous parviendrons, tous ensemble, à redonner à notre Ville l’élan qui lui manque et à ses fonctionnaires et contractuels la fierté de travailler, à nouveau, uniquement au service des Cannetans et Rochevillois.Gardez courage, je sais pouvoir compter sur vous, comme vous pourrez toujours compter sur moi.Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre Cité, je vous prie de croire, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux.

Laurent TOULET

Quelle intercommunalité souhaitez-vous pour le bassin cannois ?

Maîtriser son destin est impératif pour une Ville de 43 000 habitants. Seule une intercommunalité de projets, respectueuse des identités de chacune des cités, parait pertinente. Dans cet esprit, le Maire du Cannet-Rocheville ne doit pas briguer, pour lui ou sa famille, le mandat de Maire de Cannes, mais plutôt chercher à construire une intercommunalité apaisée où seul importe l’intérêt de ses administrés. Dès lors, il se doit de soutenir le seul projet viable de nouvelle station d’épuration défendu par les Maires d’Auribeau, Cannes, la Roquette et Théoule. La Ville de Cannes est, après Paris, la plus connue de France. Le Cannet doit bénéficier de retombées économiques générées par le dynamisme de sa voisine. Les congrès et salons devraient pouvoir irriguer la Palestre et remplir nos hôtels et restaurants. Encore faut-il le vouloir et, en préservant notre indépendance, travailler en toute loyauté avec nos voisins. J’ai leur confiance et la volonté d’agir.

Il n’y a pas de vie nocturne au Cannet. Est-ce une lacune à combler ? Si oui, comment ?

Si on peut se réjouir de la louable initiative de réouverture d’un cinéma de quartier, force est de constater que jeunes et moins jeunes, pour « se faire une toile », sont condamnés à descendre sur Cannes … ou à monter à Mouans-Sartoux ! Les restaurateurs sont livrés à eux-mêmes et ne bénéficient d’aucune promotion sérieuse de la Ville. Quant aux discothèques, il n’y en a pas une seule sur le territoire communal ! Même en période estivale, les concerts gratuits d’antan et autres bals populaires ont été supprimés et, si ce n’est pas encore le cas, les organisateurs sont priés de couper leur sono dès minuit. Il semble qu’il y ait une volonté de ne pas réveiller la belle endormie, de privilégier l’immobilisme et de ne promouvoir que certains thés dansants qui finissent à des heures très raisonnables.  Les rares concerts qui ont lieu à la Palestre (merci à l’ancien Maire) ne sont pas desservis par des liaisons est-ouest de transports en commun. Oui, en respectant la quiétude de tous, nous avons vraiment l’ambition de redonner de la vie à notre belle cité.

Quel projet soutiendrez-vous pour les terrains Castellari ?

En outre, la proximité immédiate avec la Ville de Cannes, commande une réflexion intercommunale à laquelle la Municipalité du Cannet actuelle ne semble guère disposée. Le budget communal ne peut assumer l’acquisition des dites parcelles. Réaliser un centre commercial de grande envergure, comme  l’envisagerait la Municipalité, apparaît extrêmement préjudiciable à la qualité de vie des riverains, à la fluidité de la circulation et à la quiétude de ce quartier. Nice-Matin a vainement tenté d’en savoir plus. Il y a bien longtemps que la Commission d’urbanisme ne s’est pas réunie. L’association Rose St Jean, vigilante depuis de nombreuses années, devrait être consultée avant toute initiative. On peut redouter, après les élections municipales, le bétonnage de cette pépinière. Annoncer le moindre projet sur ces terrains, sans concertation préalable, serait contraire à l’esprit même de notre démarche d’écoute.

Que faut-il faire pour dynamiser la rue Saint-Sauveur ?

La Chapelle St Sauveur, décorée par Tobiasse, le mur des Amoureux de Peynet, l’Oranger du patrimoine d’Amooghli Sarraf, la Place Bellevue, la Statue de Victorien Sardou, de nombreuses ruelles pittoresques sont autant d’atouts pour inciter les administrés et les touristes à venir la découvrir. Malheureusement, l’absence de volonté municipale, de coordination entre les restaurateurs et les boutiques d’art, de promotion suffisante auprès des habitants, comme des tours opérateurs privent cette rue, à fort potentiel, d’attractivité. Utiliser les impôts locaux pour racheter les boutiques qui ferment les unes après les autres et y loger, sans orientations précises, des artisans ou artistes n’est, à l’évidence, pas la solution. Il convient d’améliorer la signalétique, de fédérer tous les acteurs de cette rue, d’harmoniser les horaires d’ouverture, de « vendre » cette destination, de créer un espace pour le stationnement des cars (de tourisme), d’implanter un marché sur la Place Bellevue, d’organiser des manifestations qui ne soient pas artificielles, des vides greniers …

Communiqué de Presse du lundi 18 février 2008

J’ai décidé de me présenter aux élections Municipales du Cannet, en deuxième position sur la liste de Laurent TOULET et d’accepter d’être sa suppléante aux Cantonales.

Habitante du Cannet, je souhaite défendre les intérêts de ma Ville sous les couleurs (orange !) du Modem, dans ces deux scrutins.

J’ai adhéré au Modem dès Mai 2007, alors que je n’avais jamais appartenu à aucun parti politique jusqu’alors,  parce que j’ai été en complète adéquation avec les valeurs de François Bayrou, lors de sa campagne présidentielle, valeurs que j’essaie modestement de faire partager dans la société.

Je tiens particulièrement à une politique plus éthique et plus près du citoyen. Je crois que nous devons apprendre à « faire ensemble », à nous relier sur des projets et des valeurs pour sortir des clivages réducteurs des partis qui ralentissent le pays.

J’ai rencontré chez Laurent TOULET un « honnête homme » avec une réelle volonté de changement au service de sa ville et des habitants.

Si c’est aux actes que l’on juge les intentions, Laurent TOULET prouve qu’il fait ce qu’il dit, en ouvrant sa liste d’intérêt communal à des sensibilités très différentes.

Evelyne BIAUSSER
Consultante auprès des collectivités
Chef d’entreprise
Chef de file du Modem

Communiqué de Presse du lundi 18 février 2008

Laurent TOULET, candidat aux élections municipales du Cannet-Rocheville, à l’écoute des préoccupations des administrés, les convie à participer à une réunion publique le :

Mercredi 20 février 2008 a 19h00 dans le cycle :
« La vie quotidienne au CANNET-ROCHEVILLE : que pourrions-nous changer ensemble ? »
51, Bd Paul Doumer 06 110 LE CANNET-ROCHEVILLE.

Le sujet abordé concernera, cette fois-ci, l’absence d’intercommunalité qui handicape le Cannet-Rocheville.

Les interventions seront réalisées par Laurent TOULET et Me Daniel BEROUD, Avocat Honoraire et ancien Adjoint aux finances du Cannet-Rocheville.

De quels biens voulons-nous ?

Le constat est assez pauvre : pas de piscine, pas d’école de musique, pas de complexe multi-salles de cinéma, pas de petit espace polyvalent pouvant s’adapter à des activités plurielles…Et certes, au premier regard, nous voyons l’absence d’équipements, l’absence de biens. « Pas assez de …», « Pas de… », « Plus de…», nous avons été habitués lors des Trente Glorieuses à assimiler bien-être et biens de consommation collectifs.En son temps, dans son livre Toujours Plus (1982) François de Closets avait pourtant tiré une première sonnette d’alarme : l’empilement des biens met en péril notre devise républicaine de « liberté, égalité, fraternité ».L’objectif des années 80 : le bien-être de chacun, s’est effectivement traduit par de la malbouffe, du mal être, du mal logement…Nul doute qu’en deçà d’un certain degré de biens, la vie du citoyen ne relèvera que de la survie ! Il est plus difficile d’apprendre à nager sans piscine, plus difficile d’apprendre à jouer d’un instrument sans école de musique, plus difficile d’apprendre à s’exprimer sans cours de dessin ou de théâtre.Mais on a vu aussi des stades vides, de magnifiques centres culturels désertés, de somptueux musées fermés deux jours sur trois…La fourniture de biens ne suffirait-elle pas au bonheur du citoyen ?C’est que les biens ne sont que des coquilles vides, et c’est ce que les hommes en font qui en fait la valeur.Aux biens éparpillés il faut donc rajouter un tissu conjonctif, un continuum qui leur donne  sens, aux biens vides de vie, il faut rajouter des liens.Une piscine certes, mais reliée à d’autres activités, pour plusieurs types d’habitants, qui croise les attentes des parents, des enfants, des écoles, des personnes âgées, des bébés nageurs, des sportifs. (Je ne citerai pas le nom de cette ville de 38200 habitants en PACA, présentée comme une grande sportive, possédant une piscine olympique, mais où les bébés nageurs ont trouvé refuge dans la petite piscine privée d’un hôtel !).Une salle pour faire de la musique certes, à condition qu’elle permette aux citoyens d’y apprendre, de s’y produire, de s’y réunir, de s’y rencontrer et de s’y reconnaître.Du bien certes, mais par le lien.Le citoyen a pris l’habitude de subir, dans la gestion de sa ville, le totalitarisme du seul argument financier.Il a donc fini par croire qu’on peut (plus souvent qu’on ne peut pas) lui « fournir » des biens, manne ou absence de manne qu’il accepte passivement, car le spectre budgétaire suffit à  couper son élan, au point qu’il choisit de plus en plus fréquemment de se désengager de la vie communale.On l’entraîne par là à s’accoutumer à la pénurie, de biens en biens éparpillés, de moins en moins.Ce qu’il nous faut (re)construire c’est le tissu conjonctif qui nous lie sur un territoire. Cela s’appelle la politique culturelle (et/ou sportive).C’est un projet global réfléchi non pas à partir du manque de biens, mais à partir du manque de liens. Les activités possibles, les équipements possibles, les diversités citoyennes sur le Cannet peuvent être reliés par un désir : la volonté de faire autrement pour optimiser nos rythmes et nos styles de vie.

Le bien-être est en péril, visons plutôt le bien-vivre ensemble.

Billet d’Evelyne Biausser

Compte rendu de la réunion publique du 13 février 2008

En 25 ans, rien ou presque n’a été fait pour la jeunesse et pour la culture au Cannet. Quand on se penche sur les infrastructures de la ville sur ces points, force est de constater que l’on s’est contenté, délibérément, de laisser de côté ce pan de la vie de tous les jours, et de se reposer sur les villes voisines.

L’exemple le plus frappant est l’absence de Cinéma digne de ce nom sur la commune du Cannet. Il en existe bien un qui a été relancé après de nombreuses années d’inactivité. Le cinéma Cannet Toiles accueille chaque année 25 000 cinéphiles, pour une ville de 42 000 habitants. Dans le même temps, le cinéma de Mouans-Sartoux, 10 000 habitants, en accueille 240 000, soit presque dix fois plus. Pourquoi un véritable cinéma, moderne et plus spacieux, n’a jamais été construit en 25 ans ? tout simplement parce que, comme pour les médiathèques, l’offre culturelle, les maisons de jeunesse, les écoles de musique, la municipalité actuelle s’est systématiquement reposée sur les infrastructures des villes voisines.

Cela pose deux problèmes. D’abord, il n’est pas normal que nos concitoyens aient à faire plusieurs kilomètres, hors de la commune, pour bénéficier d’un service qui devrait leur être dû. Ensuite, le taux élevé de l’imposition au Cannet n’est vraiment pas justifié ne serait-ce que parce que, dans le domaine culturel et de la jeunesse, rien ou presque n’a été fait.

Lors de cette discussion, David Bartoli a pointé du doigt les manquements pour la jeunesse, le sport et la culture : – Les médiathèques : cantonnées au strict minimum, les deux petites médiathèques du Cannet sont indignes d’une ville de 42000 habitants, surtout quand on les compares aux équipements similaires des villes voisines (Antibes, Cannes, Mouans Sartoux). Peu d’équipements multimédias, et rien pour la pratique de la musique. – L’absence d’une école de musique. ?? terme, le conservatoire municipal de Cannes sera fermé aux enfants du Cannet par manque de place. Il faut donc ouvrir rapidement une école de musique afin d’accueillir les enfants pour leurs premiers cycles. Idem pour les autres pratiques artistiques qui souffrent de ne pouvoir s’exprimer correctement dans notre ville. Nos enfants n’ont pas à aller chez les villes voisines pour s’épanouir artistiquement. Il est aussi important de faire se rencontrer les publics (jeunes et adultes) aux différentes formes de la création artistique contemporaine – La Palestre, largement sous exploitée, encore plus depuis la création du Palais Nikaïa à Nice. C’est une grande coquille vide qui n’accueille des concerts ou autres manifestations qu’au coup par coup sans politique artistique sur le long terme.