Archives de l’auteur : Laurent Toulet

Tribune libre Avril 2019

Depuis 2008, nous n’avons pas ménagé la majorité, en jouant notre rôle d’opposants constructifs. Grâce à notre ténacité, la politique municipale a été profondément réorientée.
Ceux qui nous gouvernent étaient contre le BHNS : nous sommes en train de le réaliser, contre la titularisation de personnels en contrats précaires depuis des années : nous les avons titularisés, contre la construction de logements pour actifs : nous en mettons en chantier et diminuons la pénalité SRU …
Nous avions dénoncé des emprunts à risques : ils ont été renégociés. Nous avions tiré la sonnette d’alarme, face à un endettement qui s’envolait : nous avons obtenu que la ville s’engage sur la voie d’une réduction de la dette.
Bref, sauf à être bassement politiciens, nous nous devions de saluer l’écoute de la majorité qui, progressivement, rejoint notre ligne. C’est ce que nous avons fait en votant le Budget Primitif 2019. Pour autant, nous restons vigilants pour conserver le cap actuel.

Elections européennes

Le dimanche 26 mai prochain auront lieu les élections européennes.
Mais, pour qui voter ?
De droite, mais sans appartenance partisane, j’aurais pu être bien embêté pour choisir une liste plutôt qu’une autre.
Pourtant, sans hésitation, je voterai pour la liste LR.
En fait, je ne voterai pas pour la liste LR. Je voterai pour le candidat qui figure en 15ème position sur la liste LR, le seul représentant de notre Département : Bernard ASSO.
A l’évocation de son nom, c’est la chanson de Serge LAMA qui me vient à l’esprit pour expliquer ce choix :
« C’est mon ami et c’est mon Maître
C’est mon Maître et c’est mon ami ».
Vice-Président du Département des Alpes-Maritimes, Adjoint au Maire de Nice, Bernard ASSO est aussi un avocat talentueux et un Professeur de Droit réputé.
J’ai eu le privilège d’avoir été son élève à la Faculté de Droit de Nice.
A la fin de mon DEA (première partie du doctorat), il m’a proposé de venir travailler avec lui au Conseil Général ou en Mairie de Nice.
Les choses ne pouvant se faire, il m’a conseillé d’accomplir mon Service Militaire, puis de revenir le voir. C’est ce que j’ai fait. A mon retour, il m’a indiqué qu’il n’avait pas connaissance de poste pouvant correspondre à mes attentes, mais qu’il ne manquerait pas de m’appeler si les choses venaient à se débloquer.
Un soir de février 1989, j’étais chez mes parents à La Colle sur Loup. Le téléphone sonne. C’était Bernard ASSO qui me déclare : « Je ne peux pas tenir ma promesse sur Nice, mais un poste de Chef de Cabinet, en Mairie du Cannet, est à pourvoir. Prenez rendez-vous. On attend votre appel. A vous de défendre votre candidature. »
A l’époque, pour recruter ses collaborateurs de Cabinet, Pierre BACHELET, Député-Maire du Cannet, sollicitait, tour à tour : « l’un des deux intellectuels du Département des Alpes-Maritimes » ou considérés comme tels : Michel FALICON ou Bernard ASSO. Ma chance a été que ce soit le tour de Bernard ASSO.
La suite, vous la connaissez, grâce à Bernard ASSO, qui m’a mis le pied à l’étrier, j’ai fait la connaissance de mon premier patron, de celui qui m’a beaucoup appris et m’a donné le virus de la politique.
Pour Pierre BACHELET, pour Bernard ASSO, je me ferai couper en quatre.
Aujourd’hui et jusqu’au dimanche 26 mai prochain, je n’aspire et n’aspirerai qu’à une seule chose : que Bernard ASSO obtienne ce mandat de Député Européen, qui couronnera une carrière bien remplie et nous permettra d’envoyer, à Strasbourg, un homme exceptionnel.
Je voterai et ferai campagne pour lui, parce qu’il est compétent, honnête, loyal, engagé.
Je voterai et ferai campagne pour lui, parce qu’il est mon ami et mon Maître. Parce qu’il est mon Maître et mon ami.

Tribune libre mars 2019

Si la liberté d’aller et venir – une de nos premières libertés – est garantie par notre Constitution, celle de pouvoir stationner est aussi fondamentale, notamment pour permettre le développement commercial, touristique, culturel …
Bref, alors qu’il est souvent difficile de se priver de sa voiture pour se déplacer, arriver à la garer est essentiel.
Dans cette perspective, notre programme municipal listait un certain nombre de créations ou d’extensions de parkings.
Rajouter un niveau, à celui du Val d’Azur, en faisait partie. La majorité municipale est en train de le faire.
Nous avions, également, imaginé un parking sous le Jardin du Tivoli. Les Services Techniques ont été priés de procéder aux études …
On regrette, parfois, de ne pas avoir déposé certaines idées à l’INPI …
Nous inspirons la majorité. Tant mieux.

Tribune libre février 2019

Nous vivons une curieuse époque, pleine de contradictions.
Nous sommes dans l’immédiateté. Nous voulons tout, tout de suite et sommes prompts à condamner les décideurs, surtout si nos revendications ne sont pas rapidement satisfaites.
Face à cela, l’irresponsabilité règne en maître.
Jadis, les erreurs se payaient au prix fort. Un notable, seulement mis en cause, et pas forcément fautif, se suicidait.
Nous avons, ensuite, connu la démission.
Puis, le stade du maintien en fonction avec de plates excuses, suivi du statu quo, sans excuses, mais en rasant les murs.
Aujourd’hui, nombre de coupables, non seulement s’accrochent à leurs postes, nient les évidences, mais voudraient encore jouer les donneurs de leçons !
La vérité devient un concept relatif. A chacun « sa vérité ». Les mots n’ont plus de sens.
Pauvre France.

Tribune libre janvier 2019

A en croire les sondages, en cette période de morosité, de perte de repères et de violence, les Maires semblent épargnés par la vindicte populaire.
Les élus locaux « à portée d’engueulade » bénéficient, encore, de la clémence de nos concitoyens.
La proximité apparait désormais comme une vertu cardinale. Les élus proches du terrain, à l’écoute de leurs administrés, vivant au milieu d’eux jouissent d’une autre considération que ces élus « hors sol », n’ayant jamais été impliqués dans la vie locale. Force est de constater que des politiques brillants sont parfois dénués de tout sens pratique …
Pour autant, le malaise est profond, y compris chez de nombreux Maires qui, d’ores et déjà, ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas lors des prochaines élections municipales.
Cela confirme, s’il en était besoin, que notre démocratie est bien malade.
La classe politique, dans son ensemble, doit impérativement se remettre en question et changer ses méthodes et ses pratiques.

Tribune libre décembre 2018

Le dernier Conseil Municipal a été l’occasion d’une passe d’armes entre les représentants de deux groupes d’opposition, à propos de la Loi SRU.
Celle-ci fait obligation à toutes les Communes de plus de 3 500 habitants de disposer de 25 % de logements sociaux. N’en ayant que 7 %, notre Ville doit s’acquitter de lourdes pénalités.
Que l’on estime que cette loi n’est pas adaptée à un territoire très urbanisé comme le nôtre, dans un département pénalisé par le prix du foncier, affecté, de plus, par la loi montagne et littoral, on peut le comprendre. En revanche, en élus responsables, nous nous devons de l’appliquer.
70 % des habitants des Alpes-Maritimes sont éligibles aux logements sociaux. Ces HLM ne sont donc pas réservés aux plus démunis. En outre, nul ne peut soutenir que tous les occupants ou demandeurs menaceraient notre cohésion nationale …
Sachons raison garder et reconnaissons que, sous notre impulsion, des efforts louables ont été accomplis par la Municipalité.

Tribune libre novembre 2018

La Politique, avec un grand P, a, depuis toujours, été l’art de gérer la cité ou de rendre possible ce qui est nécessaire.

Aujourd’hui, notre société traverse une crise profonde dans laquelle nos concitoyens ne croient plus en rien.

Elus, syndicalistes, scientifiques, religieux, journalistes voient leur parole décridibilisée.

Nos concitoyens rejettent toute autorité, perdent tout repère, sont gagnés par le désespoir.

Dans un tel chaos, la verticalité cède la place à l’horizontalité. Le mouvement, spontané et désordonné, des gilets jaunes en est une parfaite illustration.

Notre démocratie représentative est malade.

Nul ne peut se satisfaire d’une telle situation qui devient explosive.

Renouer le dialogue, par une véritable écoute, regagner la confiance de nos concitoyens, tel est le chemin. Il n’y en a pas d’autre.

Non au prélèvement à la source !

Dans une quasi indifférence générale, le Gouvernement actuel s’apprête à mettre en œuvre une réforme initiée par François HOLLANDE, celle du prélèvement à la source, de l’impôt sur le revenu.

Au motif qu’un tel dispositif existe dans de nombreux pays dans le monde, ceux qui nous gouvernent ont décidé de porter atteinte à l’essence même de la Nation.

Ce concept, dans bien des civilisations, repose sur la volonté des citoyens de payer l’impôt et de défendre la cité.

Le Service National (militaire) ayant été suspendu, il ne reste plus, pour moins d’un ménage sur deux, que le consentement à l’impôt pour affirmer son appartenance à la Nation.

Le fait de volontairement s’acquitter d’une contribution qui permet de « vivre ensemble », conformément à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, ne sera bientôt plus qu’un vieux souvenir.

Non seulement un racket fiscal se substituera à cette démarche volontaire, mais, en outre, le pouvoir politique a-t-il décidé que cette mesure, attentatoire à nos libertés, serait instaurée par l’intermédiaire des employeurs qui, de fait, deviendront des auxiliaires de l’administration fiscale !

Nous ne pourrons plus placer le fruit de notre travail entre deux tiers prévisionnels, puisque l’impôt sur le revenu sera prélevé mensuellement. L’Etat, lui, placera notre argent pour son compte …

Alors que le discours officiel ne fait que vanter les bienfaits du libéralisme et des libertés individuelles, notre pays se soviétise.

Patience, bientôt nos médecins, pharmaciens, avocats et notaires seront rémunérés par l’Etat …

Notre ténacité a fini par payer.

La Majorité, sur d’innombrables sujets, rejoint la position de notre Groupe.

Qu’il s’agisse de réduire l’endettement, de renégocier des emprunts dangereux, de titulariser nos contractuels, de produire des logements pour actifs, de reconstruire le gymnase du Collège Émile Roux, de poursuivre le BHNS, d’occuper toute notre place au sein de la Communauté d’Agglomération, … progressivement, la Municipalité sort de son déni, de son isolement.

Au-delà de nos critiques, c’est notre programme qui inspire, désormais, nos collègues du Conseil Municipal.

Une étape reste à franchir : celle de la démocratie participative qui associerait toutes les bonnes volontés, tous les élus décidés à travailler pour le bien commun.

C’est à cette révolution culturelle que nous consacrerons notre énergie.

Laurent TOULET, Daniel BEROUD, Marylène ALCOUFFE
Liste « Ensemble, pour Le Cannet »

Changement de Maire, changement d’ère ?

La Municipalité semble touchée par la grâce. La Ville sort de son isolement, apaise ses relations avec ses voisins, renoue le dialogue.

Nous sommes enfin écoutés, suivis, voire copiés.

Le bon sens finit par l’emporter : le BHNS va se faire, des logements pour actifs sont systématiquement programmés, la pénalité SRU va baisser, des projets de parkings qui figuraient dans notre programme municipal sont repris, le nom de Pierre BACHELET a été donné à une Allée du Tivoli, nous avons connaissance des dates du Conseil Municipal quelques jours plus tôt que le strict minimum légal, nous sommes dotés de tablettes numériques et l’opposition (ou la minorité) va même être indemnisée, pour son investissement au service des administrés !

Allez, encore un effort : modifions le projet CASTELLARI, pour ne pas tuer le petit commerce local et ce sera presque parfait.

C’est le vœu que nous formons en vous souhaitant une bonne et belle année 2018.

Laurent TOULET, Daniel BEROUD, Marylène ALCOUFFE
Liste « Ensemble, pour Le Cannet »