Affaire TABAROT

Madame le Député-Maire, Mes Chers Collègues,

En dehors de toute polémique politicienne, je souhaiterais faire une brève déclaration à la suite d’articles de presse mettant en cause le Premier Magistrat de notre Cité et portant atteinte à l’image de notre Commune.

D’abord, parce que vous seriez déçus si je ne le faisais pas et, ensuite, parce que je crois que dans cette enceinte nous devrions nous dire les choses.

Un élu de Cannes a réclamé la démission de Philippe TABAROT. Je ne réclamerai pas la démission du Maire de la Ville du Cannet … pas encore.

Madame le Maire, votre frère aîné, Roch TABAROT, doit bénéficier de la présomption d’innocence, votre ancien Chef de Cabinet, toujours Conseiller Technique à vos côtés, Franck MEZZASOMA, doit bénéficier de la présomption d’innocence, votre jeune frère Philippe et vous-même devez bénéficier de la présomption d’innocence.

Je voudrais juste revenir sur vos déclarations et votre attitude qui, avec le recul, sèment, pour le moins, le trouble et méritent d’autres explications que celles données jusqu’à présent.

Lorsque de nombreux quotidiens de la presse espagnole font, en 2008, leurs gros titres sur une supposée escroquerie immobilière qui impliquerait votre frère Roch (alors mis en examen) et qui conduira à la démission du Maire d’Alicante, vous réagissez au travers d’un communiqué de presse – publié dans le journal Nice-Matin du 16 septembre 2008 et conjointement signé avec votre autre frère Philippe – pour indiquer, en substance, que l’affaire ne concerne en rien vos mandats respectifs et que vous vous en remettez à la justice espagnole pour que la vérité triomphe.

A cette époque, nous ignorions que la société espagnole de Roch TABAROT avait pour co-fondateur votre propre Chef de Cabinet qui en était même administrateur et qui avait démissionné « pour raisons personnelles » de ses fonctions en Mairie, dans le courant de l’été 2008. Admettez que votre explication était, alors, un peu courte.

Vous avez vilipendé les élus qui se sont permis d’évoquer cette affaire lors d’un Conseil Municipal, prenant un air outragé et parlant de « caniveau » pour qualifier le niveau des commentaires des uns et des autres.

Aujourd’hui, le caniveau débouche dans le bureau du Procureur de la République de Grasse, avec dépôt de plainte pour « escroquerie en bande organisée », « abus de biens sociaux » et « blanchiment » à l’encontre de Roch TABAROT, Franck MEZZASOMA et contre X.

Vous pouvez réserver vos déclarations à la justice de notre pays, c’est votre droit le plus absolu, pour autant, il était de mon devoir d’exprimer, avec retenue et mesure, une légitime inquiétude en souhaitant que vous soyez en mesure de la dissiper.

Laurent TOULET