Absence de logement social au Cannet, pénalité SRU de 1,6M€

A la suite de la parution, dans le Nice-Matin d’hier, d’un article intitulé « La pénalité SRU sera « seulement » de 1,6M€ », nous souhaitons réagir et rappeler quelques données incontournables.

La loi SRU fait obligation à toutes les Communes de plus de 3 500 habitants de disposer de 25 % de logements sociaux sur leur territoire. La Ville du Cannet atteint le chiffre de 7%. Le Maire actuel, élu depuis plus de 20 ans, n’en a quasiment pas produits. Ce retard, qui s’accumule, a conduit la Préfecture à déclarer notre Commune en état de carence.

En décidant de doubler la pénalité SRU (qui passe sur un exercice de 800 000€ à 1,6M€) le Préfet considère que la Ville n’accomplit pas les efforts nécessaires pour tendre vers l’objectif fixé par la loi. Bien des Villes sont exonérées de pénalités, sans pour autant avoir atteint le quota légal, tout simplement parce que des programmes ambitieux ont été lancés. Aux yeux du Préfet, tel n’est manifestement pas le cas dans notre cité.

Les arguments de la Municipalité sont bien connus : notre Commune est la plus urbanisée du Département et il faudrait construire 4 000 logements de plus pour être en règle. Pour faire bonne mesure, on ajoute parfois que cela reviendrait à accueillir, en plus de nos 43 000 habitants, la population de Vallauris (suivez notre regard …).

La réalité est qu’on ne construit plus aujourd’hui « des logements pour actifs » comme ceux de la Zaïne.

La réalité, dans notre cas, est qu’il faut « construire la Ville sur la Ville » sans accueillir davantage de population, mais en détruisant des logements insalubres et il n’en manque pas au Cannet-Rocheville.

La réalité, contrairement à ce qu’affirme le Directeur Général des Services est qu’il n’y a pas un nombre « inférieur à 400 » demandes en attente, mais, d’après l’Etat, 694 demandes non satisfaites au 31 décembre 2014.

La réalité est que notre Ville étant, en la matière, un des plus mauvais élèves du Département, de nombreux administrés, découragés par l’absence de logements nouveaux et un faible turn-over, sont dissuadés de monter un dossier (on connaît le même phénomène avec les crèches).

La réalité est qu’il n’y a pas, dans notre Ville, de vraie volonté de faire évoluer les choses et que nous en payons les conséquences. Tout le reste est littérature.